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Et si notre cerveau s’auto-détruisait ?6 minutes de lecture

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[et_pb_section bb_built= »1″ admin_label= »section » transparent_background= »off » background_color= »#e5e5e5″ allow_player_pause= »off » inner_shadow= »off » parallax= »off » parallax_method= »on » make_fullwidth= »off » use_custom_width= »off » width_unit= »on » make_equal= »off » use_custom_gutter= »off »][et_pb_row admin_label= »row »][et_pb_column type= »4_4″][et_pb_text admin_label= »Texte » background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »] [dropcap]U[/dropcap]ne étude publiée cette semaine révèle que lors d’un manque de sommeil, les cellules gliales du cerveau commencent à dégrader des synapses et des neurones. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section bb_built= »1″ admin_label= »Section » fullwidth= »off » specialty= »off »][et_pb_row admin_label= »Ligne »][et_pb_column type= »4_4″][et_pb_text admin_label= »Texte » background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

Le sommeil

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Les raisons pour lesquelles nous dormons dépassent de loin la théorie consistant à dire que nous y récupérons de l’énergie. Toutes les 12 heures approximativement, le sommeil permet entre autre au cerveau d’éliminer les toxines qui y sont présentes.

Étrangement, le même processus intervient lors d’un manque de sommeil chronique. Michele Bellesi, et al., dans leur étude Sleep Loss Promotes Astrocytic Phagocytosis and Microglial Activation in Mouse Cerebral Cortex, ont montré qu’un manque de sommeil constant provoquait une destruction de neurones et de connexions synaptiques qu’un sommeil réparateur ne pouvait contrecarrer.

Les neurones de notre cerveau sont constamment entretenues par des cellules dites « gliales ».

[/et_pb_text][et_pb_testimonial admin_label= »Témoignage » author= »Wikipédia » url= »https://www.wikiwand.com/fr/Cellule_gliale » url_new_window= »off » quote_icon= »on » use_background_color= »on » background_color= »#f5f5f5″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »] [Ce] sont les cellules qui forment l’environnement des neurones. Elles assurent le maintien de l’homéostasie, produisent la myéline et jouent un rôle de soutien et de protection du tissu nerveux en apportant les nutriments et l’oxygène, en éliminant les cellules mortes et en combattant les pathogènes. [/et_pb_testimonial][et_pb_text admin_label= »Texte » background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

Les cellules de la microglie (ou microgliocytes) sont chargées de nettoyer le cerveau des cellules vieilles et endommagées par un processus nommé phagocytose.

Le travail des astrocytes quant à lui est « d’élaguer » les connexions synaptiques désuètes pour « rafraîchir » et refaçonner les connexions.

Tous les processus cités ont lieu la nuit pour contrer l’usure normale causée le jour.

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Cerveau et manque de sommeil

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L’équipe de Michele Bellesi de l’Université Polytechnique des Marches (Italie) ont examiné le cerveau de mammifères en réponse à un manque de sommeil chronique et ont trouvé d’étranges similarités entre le cerveau de souris reposées et celui des souris privées de sommeil.

Là où les cellules gliales s’activaient pendant la nuit pour nettoyer le cerveau, elles s’activaient aussi durant l’éveil lors qu’il était impossible de dormir.

Le second cas est loin d’être sans conséquences. Le cerveau change de cible commençant alors à s’abîmer lui-même.

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Nous montrons pour la première fois que des portions de synapses sont littéralement mangées par les astrocytes à cause de la privation de sommeil.

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Etude réalisée

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Pour en arriver à ce résultat, 4 groupes de souris ont été étudiés :

  • Un groupe dormant 6 à 8h normalement (témoin) (1),
  • Un groupe réveillé périodiquement (2),
  • Un autre groupe éveillé 8h de plus que les autres (3),
  • Un dernier privé de sommeil pendant 5 jours (4).

Lorsque les chercheurs ont examiné l’activité des astrocytes dans les différents groupes, ils ont détecté une activité astrocytaire autour de 5.7% des synapses chez les souris normalement reposées (groupe témoin) contre 7.3% chez le groupe 2 réveillé périodiquement.

Dans les groupes 3 et 4 (groupes de privation), ils ont remarqué autre chose : les astrocytes ont augmenté leur activité et commencent à dégrader des parties de synapses similairement à la manière dont les cellules microgliales « mangent » les déchets. Ce processus est appelé phagocytose astrocytaire.

Toujours chez les groupes 3 et 4, on trouve respectivement une activité astrocytaire autour des synapses de 8.4 et 13.5%.

Plus grave encore, les astrocytes détectés dans les deux derniers groupes détruisaient les neurones les plus gros, soit les neurones les plus anciens et les plus souvent utilisés.

Les chercheurs ont alors comparé l’activité des cellules microgliales. Chez les groupes privés de sommeil, l’activité est passée un cran au dessus. Là, c’est encore plus embêtant car une activité débridée de la microglie peut provoquer des maladies comme l’Alzheimer ou encore d’autres maladies neurodégénératives.

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Nous avons trouvé que la phagocytose astrocytaire, principalement des éléments présynaptiques dans les larges synapses, apparaît après des manques de sommeil ponctuels et chroniques et non après des réveils périodiques.(…) Cependant, seulement la privation chronique active la microglie et son activité phagocytaire suggérant que la privation chronique peut amorcer les cellules microgliales et prédisposer le cerveau à d’autres problèmes.

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Beaucoup de questions subsistent. Bien que les souris présentent d’énormes similarités avec l’Homme les rendant propices à la recherche, il reste à savoir si le processus a lieu aussi chez l’Homme et si le processus est réversible.

Il faut noter que les décès liés à Alzheimer ont augmenté de 50% depuis 1999 et que de plus en plus de personnes ont du mal à avoir accès à un sommeil réparateur.

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Source : Sleep Loss Promotes Astrocytic Phagocytosis and Microglial Activation in Mouse Cerebral CortexNewscientist

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A propos de l'auteur

Clément POIRET

Créateur et rédacteur du site Science Exploits, je suis aussi passionné de science et de sport. Je pratique très régulièrement de la gymnastique et du street workout/calisthenics. Je suis ici pour combiner ma passion pour les sciences et mon envie de partager ce que je trouve de plus intéressant parmi les nombreuses études scientifiques.

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