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Pour la première fois, une vidéo a été encodée dans une bactérie2 minutes de lecture

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Pour la première fois, une vidéo a été encodée dans l’ADN d’une bactérie vivante, repoussant les limites des disques durs biologiques.

Transformer des organismes en historiens

Bien que les scientifiques aient déjà enregistré des tonnes de données au sein de l’ADN, c’est la première fois qu’une vidéo y est enregistrée puis rejouée.

Enregistrée dans une bactérie E. Coli, le célèbre Sallie Gardner at a Gallop représente une étape majeure dans la cinématographie, pour la deuxième fois de l’histoire.

Nous voulons transformer les cellules en historiennes. – Seth Shipman

Au delà d’un spectacle immortalisant un cheval au galop, les chercheurs expliquent que cette technique pourrait transformer les cellules vivantes en « caméscopes moléculaires en temps réel », permettant de capturer ce qui ne peut être observé au sein du corps.

Nous envisageons un système de mémoire biologique beaucoup plus petit et polyvalent que les technologies actuelles, qui suivra de nombreux événements de façon non-intrusive. -Seth Shipman, Neurologue, membre de l’équipe, Université d’Harvard.

En tant que neurologue, Seth Shipman s’intéresse à l’évolution du cerveau au cours du temps. Cependant, les changement d’ordre microscopique, sont quasiment imperceptibles à l’œil nu. L’utilisation de ces bactéries – enregistrant alors elles-mêmes les changements – pourrait grandement faciliter la tâche.

Pour tester l’idée qu’ils ont eu, les chercheurs de l’Université d’Harvard ont converti chaque pixel de la vidéo en ADN (qui je le rappelle, est formé d’un « code » constitué d’adénine, guanine, thymine et cytosine).

Utilisant le système CRISPR/Cas, l’équipe a pu ajouter chaque jour une image de l’animation dans le génome de la bactérie.

Une semaine plus tard, la bactérie s’étant répliquée, la vidéo s’est transmise de générations en générations. En prenant un échantillon, le cheval au galop originellement capturé par Eadweard Muybridge en 1878 a été retrouvé intact à 90%.

Si cette capacité peut être utilisée pour capturer, par exemple, des changements dans l’expression de gênes, nous pourrons être capable de suivre l’évolution de maladies en temps réel et même de prédire certains désagréments futurs.

Voilà, bientôt nous aurons des petites GoPro dans notre corps, qu’en pensez-vous ?

Source : Nature

A propos de l'auteur

Clément POIRET

Créateur et rédacteur du site Science Exploits, je suis aussi passionné de science et de sport. Je pratique très régulièrement de la gymnastique et du street workout/calisthenics. Je suis ici pour combiner ma passion pour les sciences et mon envie de partager ce que je trouve de plus intéressant parmi les nombreuses études scientifiques.

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