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Pourquoi l’exercice ralentit la progression de Parkinson2 minutes de lecture

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L’exercice intensif a été montré comme efficace dans le ralentissement de la progression de la maladie de Parkinson. Cependant, la biochimie derrière ce fait est restée un mystère, jusqu’à aujourd’hui.

α-Synucléine et DJ-1

Les scientifiques de l’Université du Colorado Anschutz Medical Campus ont peut-être la réponse.

Pour la première fois, des chercheurs ont montré que l’exercice chez les souris pouvait stopper l’accumulation de la protéine neuronale alpha-synucléine dans les cellules cérébrales.

Le journal PLOS ONE rapportait Vendredi l’étude menée par Wenbo Zhou – doctorant chercheur – et Curt Freed – enseignant en médecine et à la tête de la division de pharmacologie et toxicologie à la CU School of Medicine.

Selon les chercheurs, les amas d’α-synucléine jouent un rôle prépondérant dans la mort des cellules nerveuses associée à la maladie de Parkinson.

Ici, a 12 mois, des roues ont été implémentées dans l’environnement des souris.

Après trois mois, les animaux qui pouvaient courir ont montré une amélioration significative des mouvements et de la cognition par rapport aux souris ne pouvant pas courir.

Zhou et Freed ont trouvé que chez les souris coureuses, l’exercice stimulait le gène DJ-1. Chez les humains, une défaillance chez ce gène est une garantie quant au développement d’une maladie de Parkinson très tôt dans la vie de l’individu. 

Les chercheurs ont alors étudié les souris présentant un dysfonctionnement de DJ-1 et ont découvert que leur habileté à courir avait sévèrement décrue.

Nos résultats montrent que l'exercice ralentit Parkinson en stimulant l'activation du gène DJ-1 et prévient l'accumulation anormale d'α-synucléine dans le cerveau.

Selon lui, les expérimentations animales auront de véritables répercutions sur l’Homme. Les personnes qui s’entraînent empêcheront leurs cellules cérébrales de mourir.

Parkinson est une maladie causée par la mort de cellules qui permettent la synthèse de dopamine. Sans dopamine, le mouvement volontaire est impossible. Un traitement simple consiste en la supplémentation en L-DOPA, substance qui pourra être convertie en dopamine dans le cerveau.

En 1988, Freed et son collègue Robert Breeze ont réalisé la première transplantation de cellules fœtales dopaminergiques chez un patient atteint de Parkinson aux Etats-Unis. Son laboratoire est actuellement en train de travailler sur la conversion de cellules souches embryonnaires en neurones dopaminergiques. Ces techniques pourraient rendre possible la production illimitée de neurones à transplanter. Un espoir pour l’avenir.

 

Source : Wenbo Zhou, Jessica Cummiskey Barkow, Curt R. Freed. Running wheel exercise reduces α-synuclein aggregation and improves motor and cognitive function in a transgenic mouse model of Parkinson’s disease. PLOS ONE, 2017; 12 (12): e0190160 DOI: 10.1371/journal.pone.0190160

A propos de l'auteur

Clément POIRET

Créateur et rédacteur du site Science Exploits, je suis aussi passionné de science et de sport. Je pratique très régulièrement de la gymnastique et du street workout/calisthenics. Je suis ici pour combiner ma passion pour les sciences et mon envie de partager ce que je trouve de plus intéressant parmi les nombreuses études scientifiques.

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